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| Keren Ann : Lay your Head Down |
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Voir mes photos de Keren Ann sur FlickR :
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http://www.flickr.com/photos/le-hiboo/sets/72
157601778372301/
http://www.flickr.com/photos/le-hiboo/sets/72
157601758050613/
Après quatre albums marquants dont "Not
Going Anywhere" (2003) et "Nolita" (2004), il
serait particulièrement redondant de vanter
davantage les mérites de Keren Ann, artiste
en équilibre entre deux continents,
légitimement plébiscitée par la presse et
le public pour des chansons originales qui
ont contribué à remettre en perspective
l'art de la composition.
Mieux que personne, Keren Ann sait que
l'inspiration brute n'est qu'une partie du
processus de la création. Au-delà des
accords et de la mesure, il existe d'autres
dimensions : marier les mots et les notes de
musique n'est que le début du processus. "Le
vrai challenge pour moi aujourd'hui est tout
ce qui a à voir avec le son et la
production" insiste Keren Ann.
Les arrangements et la production de "Keren
Ann" regorgent de trouvailles subtiles
inspirées, et c'est cet aspect de la
création que son nouvel album met en
exergue. "Lay Your Head Down", par exemple,
est propulsé par des claquements de mains,
un harmonica et des cordes qui déboulent
sous un riff de guitare en boucle et une voix
divine. Des chœurs éthérés flottent à
travers les phrases de trompette et le piano
presque transparent de "Liberty", tandis que
"It Ain't No Crime", avec ses guitares sales
et sa batterie distordue qui tourbillonne, se
veut plus direct. De même, "Harder Ships Of
The World" ou "It's All A Lie" révèlent de
nouvelles facettes de l'évolution artistique
de Keren Ann.
Keren Ann a souhaité repartir de zéro en
mettant un point d'honneur à mieux
comprendre comment les sons étaient
manipulés et se superposaient. A la tête
d'un véritable arsenal de préamplis et
compresseurs vintage, et également rompue
aux technologies les plus modernes, elle a
constaté que dans son home-studio, les
possibilités étaient infinies. Un endroit
ou un moment peuvent aussi influencer la
manière dont une composition évolue et
Keren Ann a tenu compte de ces facteurs.
Alors que, de certaines chansons, émane la
saveur urbaine de ses premières œuvres,
d'autres ("Liberty", "Lay Your Head Down")
s'ouvrent comme de grands horizons vierges.
Le mélange de flûte, de guitare western
spaghetti et de piano sur "Where No Endings
End" témoigne d'une austérité presque
médiévale. Certains titres sont confinés,
d'autres ont un son rock énorme. Le
matériel de départ a beau avoir été
bricolé dans son home-studio, rien ne sonne
"fait à la maison" dans "Keren Ann".
Keren Ann a également approché le chant de
manière différente. Alors que les vocaux de
"Nolita" avaient été enregistrés dans une
pièce sombre pour en accentuer le caractère
intime, elle s'ouvre ici plus volontiers,
comme en concert, après avoir choisi des
tonalités qui correspondent exactement à
son registre
Au départ, l'artiste née en Israël avait
prévu de faire un plus long break avant
d'enregistrer un nouvel album. Mais sa muse
en a décidé autrement. La matière brute
pour "Keren Ann" lui est venue rapidement, en
deux phases d'écriture particulièrement
prolifiques. Globe-trotteuse, elle a
enregistré des titres en Islande, à Los
Angeles, à Paris, New York et Israël.
Ayant choisi d'accorder une telle
d'importance à l'agencement des chansons et
aux sonorités de "Keren Ann", elle se devait
de trouver la personne adéquate pour son
mixage et a sollicité Joe Barresi (Tool,
Queens Of The Stone Age), dont elle avait pu
lire le nom sur des disques qu'elle trouvait
particulièrement impressionnants. "C'est
parfois difficile de faire sonner une chanson
avec juste une guitare et une voix, conclue
Keren Ann, mais je voulais que le disque ait
également cette couleur et qu'il soit mon
Disneyland avec une chorale des cordes et
toutes ces drôles de percussions. J'ai tenu
à pendre tous les éléments sonores et
jouer avec eux au maximum. C'était vraiment
comme réaliser une peinture avec du son." Tags : Keren Ann Lay your Head Down Capitol EMI HibOO LeHibOO |
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Affichage : 259651
Durée : 236 s |
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